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English translation coming soon.

Darwin est mon copain. Lui il savait. Il avait bien bien pige le truc lui. Evolution.

Y'a pas très longtemps et apres un peu plus de deux ans et demi de cessation d'activite, je retrouvais plaisir a regarder des videos de BMX. Le moins qu'on puisse dire c'est que le riding est de plus en plus technique, de plus en plus precis, audacieux, casse cou, puissant.

Linear Sphere. Vous ne connaissez probablement pas mais vous ne tarderez pas a connaitre. Premier essai reussi de main de maitre par ces anglais tres talentueux, torturant nos cerveaux a grands coups d'instrumentations diaboliques.

N'allez surtout pas croire a une nouvelle supercherie sans ame comme ont pu pondre Pavor ou Psyopus, mais bel et bien a un sympathique renouveau de l'art laisse en suspend par les grands Atheist, Cynic, Pestillence, ou Meshuggah depuis Chaosphere (R.I.P.)

Sans m'emballer dans des considerations propices au debat sans fin, peu de sur-jeu trouve place dans cet album varie et bien execute. On ouvre sur une intro orientale bien pensee mais sans le feeling et le toucher oriental necessaires pour faire sonner une derbouka, vite fait vite oublie, le son et la maitrise des jeunes anglais nous entrainent dans un mur gros comme ca, aux structures solides, tantot entetantes tantot latentes mais souvent intelligentes. La confrontation des constantes melodies trouvent leur passage dans un etroit rail de chaos parfaitement organise, oscillant dans les memes eaux pas tres nettes de Cynic et Pestillence comme en temoigne 'Reversal', ou encore 'Father Pyramid' dans ce qui s'apparente a une reponse directe aux formations de sieur Thordendal, a savoir Special Defects et Meshuggah. Soulignant leur eclectisme et leur capacite de jouer, le quintette nous abreuve egalement d'idees acoustiques a l'image du tres Opethien 'Marketing', malheureusement souvent ruine par un chant tres approximatif, tache recurrente dans tout l'album cela dit en passant (comme dans beaucoup de produits du genre).

Parlons un peu du jeu des musiciens a present, car bien que la maitrise soit indiscutablement excellente, certaines parties aux longs solos agacent par cette multitude de notes balancees sans raison apparente derriere une sequence deja bien en place qui n'a pas besoin de cette dose supplementaire de pretention a l'etat pur.

La basse et la batterie forment un solide duo sobre et parfaitement en place, laissant s'echapper par moment des 'm'as-tu-vu' pas aussi flagrants que ceux des guitares, mais surtout moins nombreux et plus reflechis. J'apprecie particulierement les passages jazz et funk de 'From Space To Time' et autres absurdites 'Spastic Inkesques' que contient cet epique morceau de plus de 25 minutes.

Le chant ne me plait absolument pas (a part aux tres rares endroits ou le guttural l'emporte), c'est tout ce que je peux en dire. Les avis sur les chants sont tellement subjectifs que m'attarder sur la chose serait une pure perte de temps.

Reality Dysfunction est un album qui merite attention, le travail fourni est riche et tres bien execute, et je ne pense pas prendre beaucoup de risque en predisant un bel avenir au groupe, ou au moins a ses musiciens.

Kudos.

www.algoblast.com